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    Grossesse

    La dépression du post-partum

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    La dépression du post-partum

    La dépression du post-partum

    La dépression du post-partum touche un peu plus d’une femme sur 10 après l’accouchement et peut être néfaste pour le bon développement de l’enfant. Le baby blues survient chez 50 % des femmes, il est bénin et fugace.

    Le post-partum blues ou baby blues n’est pas une dépression 

    Le post-partum est défini globalement par l’année suivant l’accouchement. C’est une période de bouleversements et la consultation post-natale réalisée 6 à 8 semaines après l’accouchement permet de relever les difficultés vécues par la maman.

    Le baby blues touche environ 50 % des femmes venant d’accoucher

    Encore appelé syndrome dysphorique transitoire, le baby blues concerne 50 % des femmes dans les suites de l’accouchement. Il a lieu essentiellement entre le 3e et le 10e jour suivant la naissance avec un pic de fréquence et d’intensité entre le 3e et le 5e jour, c’est pourquoi il est aussi dénommé le syndrome du 3e jour.

    Il est bénin et sa durée est brève (de quelques heures à quelques jours).

    Comment se manifeste le baby blues ?

    La personnalité de la maman est modifiée par des réactions émotionnelles ou des troubles de l’humeur transitoires. Les  principaux signes observés sont :

    • Une hypersensibilité aux événements avec de nombreux pleurs ;
    • Des émotions contradictoires : joie, irritabilité, jubilation, pessimisme, tristesse, lassitude, rires sans réelle raison ;
    • De l’anxiété, de la crainte de ne pas savoir s’occuper du bébé ;
    • Des troubles du sommeil ;
    • De la fatigue ;
    • Une perte d’appétit.

    Les crises de larmes, la susceptibilité, la crainte d’être délaissée surprennent et déroutent l’entourage, surtout quand l’accouchement s’est bien déroulé.

    Cette hypersensibilité est liée au bouleversement hormonal mais aussi à la fatigue de la grossesse et aux émotions vives que la mère vient de vivre. Le soutien du personnel de la maternité, du papa et de la famille est important.

    Des facteurs de risques connus

    Plusieurs facteurs de risques ont été démontrés :

    • Une dépression antérieure (du post-partum ou non) ;
    • Des manifestations anxieuses et dépressives en période prénatale ;
    • Une inquiétude par rapport à la santé du nouveau-né.

    Le baby blues ne nécessite pas de traitement particulier

    Sa prise en charge par les professionnels de santé consiste essentiellement à écouter, soutenir, rassurer et réconforter la maman. Il est important qu’elle sache que ce bouleversement émotionnel et hormonal est fugace. Il est nécessaire de consulter si les symptômes s’intensifient ou persistent plus de 1 à 2 semaines pour exclure une dépression du post-partum.

    Plus le baby blues est intense et prolongé plus le risque de dépression du post-partum est augmenté. Il est donc important de dépister le baby blues et de le surveiller.

    Certaines souches homéopathiques sont conseillées pour aider à traverser ce moment de tempête émotionnelle : sepia officinalis, pulsatilla vulgaris, ignatia amara. La diffusion ou des massages à base d’huiles essentielles peuvent aussi être utiles comme l’huile essentielle de petit grain bigaradier, l’huile essentielle de lavande officinale.

    ATTENTION Si vous allaitez, vérifiez bien au préalable auprès d'un professionnel de santé expert si ces huiles essentielles sont compatibles.

    La dépression du post-partum n’est pas un baby blues 

    La dépression est parmi les pathologies du post-partum la plus fréquente. Elle touche entre 10  et 15 % des naissances quels que soient les pays et les cultures, et retentit sur la qualité des premiers liens d’attachement mère/enfant. La grande majorité des dépressions post-partum sont peu intenses.

    Une dépression intervenant au cours ou après la grossesse

    C’est un épisode dépressif plus ou moins important qui peut commencer au cours de la grossesse (un tiers des cas) ou dans la première année du post-partum, c’est pourquoi elle est plus largement dénommée la dépression périnatale (autour de la naissance).

    Il y a 2 pics de prévalence :

    • Le premier durant les 6 premières semaines après l’accouchement ;
    • Le second entre le 9e et le 15e mois.

    La dépression post-partum est parfois difficile à diagnostiquer car elle peut être masquée par un baby blues qui est très fréquent et transitoire.

    Moins de la moitié des patientes atteintes sont dépistées, d’autant que l’entourage qualifie volontiers les difficultés d’une mère après l’accouchement comme « une fatigue normale après la naissance ».

    La maman elle-même peut banaliser ses problèmes et estimer qu’ils sont juste dus à la fatigue. Il est difficile pour une femme enceinte ou qui vient d’accoucher de s’avouer déprimée, un sentiment de culpabilité risque de l’envahir car elle a peur de nuire à l’enfant.

    Pourtant, les conséquences peuvent être importantes sur l’humeur maternelle, le déroulement de la grossesse, les premiers liens mère-nourrisson et le développement cognitif, social et émotionnel de l’enfant.

    Quels sont les signes de la dépression du post-partum ?

    Ils regroupent les signes d’une dépression classique :

    • Instabilité émotionnelle ;
    • Fatigue ;
    • Troubles du sommeil et de l’appétit ;
    • Irritabilité ;
    • Anxiété.

    Et des signes centrés sur l’enfant :

    • Sentiment d’incapacité à assurer les soins de l’enfant ;
    • Une peur de blesser l’enfant ;
    • Une très forte anxiété liée à l’enfant.

    La durée des dépressions du post partum varie de 3 à 6 mois pour les formes légères à plus d’un an pour les formes plus sévères. Le risque de récidive lors d’une grossesse ultérieure est de 30 à 50 %. Cette dépression périnatale peut devenir chronique et évoluer jusqu’à la scolarisation de l’enfant.

    Il y a aussi des facteurs de risques pour la dépression du post-partum

    • Des antécédents personnels ou familiaux de dépression du post-partum ;
    • Un contexte de vie stressant : précarité, conflit, manque de soutien social ;
    • Un accouchement difficile ;
    • Une hypothyroïdie ;
    • Un baby blues intense ou prolongé ;

    Une prise en charge spécialisée

    Les psychothérapies constituent un élément majeur du traitement de la dépression du post partum, un traitement médicamenteux antidépresseur, anxiolytique ou hypnotique est parfois nécessaire.

    Cependant, toutes les dépressions du post partum ne nécessitent pas une prise en charge en psychiatrie, dans la majorité des cas la disponibilité et le soutien émotionnel du médecin et de l’équipe soignante suffisent.  

    La relation mère-enfant sera soutenue par l’accompagnement des mères pendant et après leur dépression en préservant les liens avec leur bébé.

    Le bébé sera aussi au cœur des attentions par des massages, de la relaxation afin que toute irritabilité chez lui ne vienne pas compliquer l’état dépressif de sa maman.

    Le père est souvent fragilisé par la souffrance de sa partenaire, la dépression post-natale paternelle n’est pas rare, en lien ou non avec celle de la mère. Elle n’est pas sans conséquence sur le développement psychoaffectif de l’enfant, un dépistage chez le papa est donc aussi conseillé.

    En savoir plus : La société Marcé Francophone

    La psychose du post-partum ou psychose puerpérale

    Un début précoce et brutal

    Elle apparaît brutalement la plupart du temps entre le 3e et le 14e jour après l’accouchement, elle concerne 1 à 2 naissances pour 1000. Elle est donc moins fréquente que le baby blues et la dépression du post partum.

    Des symptômes propres à une psychose

    • Des idées délirantes ;
    • Des hallucinations ;
    • Une perception altérée de la réalité.

    Et des symptômes centrés sur l’enfant et sa naissance

    • La négation de la maternité ;
    • Le sentiment de non-existence de l’enfant.

    Des facteurs de risques spécifiques

    • La primiparité (première grossesse) ;
    • Un accouchement difficile avec des complications ;
    • Une grossesse tardive ;
    • Le statut de mère célibataire ;
    • Des antécédents psychiatriques familiaux ;
    • Des antécédents psychiatriques personnels : ils représentent un important facteur de risque (un antécédent personnel de psychose du post partum expose à un risque de 30 à 50 %, un trouble bipolaire à un risque de 30 %).

    Une hospitalisation est nécessaire

    La psychose du post-partum nécessite le plus souvent une hospitalisation dans des unités spécialisées mère bébé avec la mise en place d’un traitement psychotrope. Le pronostic immédiat est très bon mais les rechutes lors de grossesses suivantes sont fréquentes.

    Contributeurs

    • Rédacteur Hi Families,

    Publié le : 25 Août 2017

    Tags : dépression du post-partum accouchement baby blues grossesse

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