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La pollution extérieure et intérieure pendant le confinement

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La pollution extérieure et intérieure pendant le confinement

La pollution extérieure et intérieure pendant le confinement

Durant le confinement lié à l'épidémie de covid-19, le trafic routier diminue, beaucoup d'entreprises sont à l'arrêt, et nombre d'entre nous sommes contraints de rester à domicile. Pour autant, respirons-nous un air meilleur pour notre santé ? Focus sur la pollution extérieure et la pollution intérieure pendant la période de confinement.

Confinement : un air extérieur moins pollué ?

En Chine, le confinement a radicalement fait chuter la pollution de l’air extérieur, notamment au dioxyde d’azote (NO2). Ce pays, dont l’économie privilégie le développement rapide de l’industrie de production, a dû mettre à l’arrêt la plupart de ses usines très polluantes. En France, l’amélioration de la qualité de l’air suite aux mesures de confinement est moins évidente.

La valse des polluants pendant le confinement

Les mesures de pollution enregistrées par les Associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA) montrent un impact positif sur la qualité de l'air : certains polluants diminuent comme ceux du transport. Les concentrations en dioxyde d’azote (NO2), gaz polluant rejeté par l’échappement des véhicules, sont en diminution autour des axes routiers de 30 à 60%. Certaines concentrations en particules fines, dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres (PM10), peuvent diminuer jusqu'à -30%.

Cependant, en dehors des zones de trafic routier, les AASQA ne notent pas de diminution significative de la pollution de l’air extérieur. Ces associations agréées expliquent ce phénomène en plusieurs points :

  • La concentration en polluants dans l’air est très dépendante des conditions météorologiques. L’ensoleillement important de ces dernières semaines et l’augmentation des températures sont responsables de la formation de particules fines à partir de gaz et d'oxyde d'azote. La faiblesse des vents entraîne une stagnation des particules polluantes. Nous avons à faire à un épisode de pollution printanier malgré la diminution du trafic routier.
  • La pollution due au chauffage au bois a augmenté courant du mois de mars dans certaines régions avec le confinement, malgré la hausse moyenne des températures, notamment le soir.
  • Dans certaines régions, les AASQA notent une augmentation des polluants agricoles dus aux épandages, notamment en nitrate d'ammonium (NH4NO3) et en ammoniac (NH3).

La pollution, un risque pour la santé

L’exposition à un niveau élevé de pollution constitue un danger réel pour la santé de chacun.

Les risques de la pollution pour les voies respiratoires

Les particules polluantes entraînent une irritation et une inflammation des tissus respiratoires et les fragilisent. Les muqueuses respiratoires ne jouent plus leur effet barrière et laissent passer davantage d’agents pathogènes tels que les bactéries, les virus, ou les champignons. La pollution est d’ailleurs considérée comme un facteur d'aggravation des impacts lors de la contagion de covid-19.

Une étude de 2003 publiée dans la revue Environnemental Health s’est intéressée à la Chine. La population chinoise vivant dans des régions très polluées avait 84% de risques supplémentaires de mourir en cas de SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) par rapport aux personnes vivant dans des régions peu polluées de Chine.

Saviez-vous que les allergies respiratoires causées par des allergènes sont aggravées par les polluants chimiques et physiques ? Pour plus de renseignements, lisez notre article : Pollution intérieure et extérieure : les différences et les risques.

A plus long terme, la pollution peut favoriser l’apparition de pathologies comme l'asthme ou la BPCO (Bronchopneumopathie obstructive chronique).

Les autres risques de la pollution sur la santé

Les particules polluantes pénètrent elles-aussi plus facilement dans l’organisme et touchent les vaisseaux sanguins et la fonction cardiaque à plus long terme. Elles favorisent également de nombreuses pathologies chroniques comme le diabète ou l'hypertension artérielle. Le Centre International de la Recherche contre le Cancer (CIRC) a même classé la pollution extérieure dans son ensemble comme « cancérigène certain » car elle favorise la survenue et le développement de certains cancers.

Le confinement, une exposition à la pollution intérieure

A la maison ou au travail, nous passons 80% de notre temps à l’intérieur. En période de confinement, ce pourcentage augmente encore. Nos intérieurs sont pollués par de nombreuses substances qui se concentrent davantage qu’à l’extérieur.

Les différents polluants intérieurs

Nos habitations concentrent de nombreux polluants. On trouve notamment :

  • Le tabac est le premier polluant présent dans les habitations. Il contient plus de 4000 substances chimiques et plus de 50 substances potentiellement cancérigènes d'après Tabac-info-service. Le fumeur n'est pas le seul à être soumis à la pollution du tabac : tous ses proches subissent le tabagisme passif lorsqu'il fume à l'intérieur. Les polluants du tabac diffusent longtemps dans les locaux car ils imprègnent tous les tissus. Selon l'INPES, ce sont 5000 personnes qui décèdent chaque année du tabagisme passif !
  • La combustion d’encens, de bougies parfumées, ou encore la vaporisation de sprays désodorisants sont parfois identifiées comme des sources de gaz polluants et de particules polluantes. Après une étude sur l'exposition aux polluants émis par l'encens et les bougies parfumées, l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) recommande une consommation modérée d'encens et de bougies parfumées, ainsi que l'aération systématique des locaux après la combustion. L'INPES conseille même de les éviter. Les sprays déodorants pour le corps, les sprays de laque sont aussi émetteur de pollution gazeuse.
  • Le radon est un gaz radioactif inodore provenant du sous-sol et qui s’accumule dans les habitations. Il est particulièrement présent dans les zones à risque : Auvergne, Limousin, Franche-Comté et Corse sont les régions les plus soumises à l’accumulation de radon dans les habitations. Cependant, tout le territoire est exposé à différentes intensités ! Consultez la page de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire pour connaître le potentiel radon de votre commune.
  • Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz inodore issu de la combustion dans les chaudières mal entretenues notamment. Il est responsable d’intoxications graves voire mortelles en se substituant à l'oxygène dans l'organisme une fois inspiré. Selon l'INPES, la France compte 5000 intoxications au monoxyde de carbone chaque année.
  • Le dioxyde de souffre (SO2) issu de la combustion du charbon et du fioul.
  • Les solvants, notamment le formaldéhyde, émanent des peintures, parquets, ou encore des meubles en aggloméré…
  • Les phtalates plastiques et le polychlorure de vinyle (PVC).
  • Les produits ménagers diffusent de nombreuses substances volatiles.
  • Les allergènes sont des particules microscopiques capables d'entraîner des allergies. Ils proviennent des animaux de compagnie mais aussi des insectes comme les blattes qui peuvent coloniser nos intérieurs, ou encore des acariens qui peuplent nos literies, tapis, poussières… et des pollens végétaux, considérés comme des polluants biologiques. Pour davantage de renseignements, lisez notre article sur l'allergie respiratoire.
  • Les moisissures profitent d’un certain degré d’humidité pour se développer (sur les murs en cas de pont thermique par exemple, ou encore dans une salle de bain, une cuisine, ou une pièce insuffisamment aérée).

Lutter contre la pollution intérieure pour préserver sa santé

Le virus du Sars-Cov-2, responsable de l’épidémie de covid-19, se transmet par les gouttelettes émises par un individu contaminé lorsqu’il tousse ou éternue. Il pourrait même être transmis lors d’une simple conversation avec une personne contaminée, si les mesures de distanciation sociale ne sont pas respectées. Cependant, vous ne pouvez pas attraper la covid-19 en faisant entrer l’air extérieur à l’intérieur de votre logement.

Durant le confinement, les recommandations pour lutter contre la pollution intérieure demeurent inchangées :

  • N’obstruez pas les aérations prévues dans votre logement, et ne bloquez pas les ventilations mécaniques contrôlées (VMC).
  • Aérez votre logement au moins 20 minutes fenêtres grandes ouvertes, si possible matin et soir. Ce conseil est valable même en cas de pic de pollution car la pollution intérieure est toujours plus concentrée qu’à l’extérieur. Certains polluants, aussi bien présents à l’extérieur et à l’intérieur, se retrouvent en moyenne 15 fois plus concentrés dans nos logements ! L’idéal tôt le matin ou la nuit tombée pour diminuer l’entrée des pollens. Surveillez les enfants lorsque les fenêtres sont ouvertes.
  • Ne fumez pas à l’intérieur de votre habitation. L'idéal serait l'arrêt du tabac, facteur de risque de très nombreuses pathologies. Le tabac est un facteur aggravant des symptômes respiratoires chez les personnes touchées par la covid-19. Regardez la vidéo « J'arrête de fumer » de Tabac-info-service.
  • Effectuez un ménage régulier au chiffon humide pour piéger les grosses particules, et à l'aspirateur. Les aspirateurs munis de filtre HEPA sont plus performant : ils filtrent les particules dont le diamètre est inférieur à 0,3 micromètre. Pour diminuer les émanations des détergents, vous pouvez les remplacer par l'usage d'un nettoyeur vapeur tout aussi efficace grâce à la chaleur humide. Attention cependant à bien aérer les locaux après usage. Privilégiez aussi le vinaigre blanc, le bicarbonate de soude ou le savon noir par exemple. Ces produits naturels ont fait leurs preuves et entraînent beaucoup moins de pollutions que les détergents de synthèse (notamment en présence d'une femme enceinte ou allaitante).
  • Lavez régulièrement le linge de lit à 60°C. Il est préférable d'effectuer le séchage à l’intérieur en cette période pollinique, comme pour les vêtements, afin que le pollen ne se dépose pas sur les textiles. La pièce de séchage doit être bien ventilée. L'usage d'un déshumidificateur est une option intéressante.
  • Rincez vos cheveux à l'eau ou prenez votre shampoing avant d’aller au lit afin de vous débarrasser des pollens.

Le confinement semble parfois long, mais c'est aussi l’occasion de repenser ses habitudes et adopter de bons réflexes pour préserver sa santé en luttant contre la pollution intérieure.

Contributeurs

  • Rédacteur Hi Families,

Publié le : 24 Avril 2020

Tags : vie de famille santé

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